Tagueulejevouspris.

Haha. Il n'y a rien de drôle et pourtant, je ris quand même. Les bouteilles traînent encore sur le sol froid. Les gens sont endormis tels de vieux déchets. Tiens, mais que vois-je ? Une bouteille de coca. Oui, c'est bien ça. Une bouteille de coca. Celle que nous avons mélangée avec de la vodka. Hup ! J'ai des muscles aussi gros que mon annuaire... Ah non. Peut-être ai-je voulu dire, annulaire. Mais j'ai l'impression d'être musclor. D'avoir fait trois heures de gym hier. Courbatures. Sûrement mes muscles qui se contractent quand j'ai un peu abusé de tout. Je monologue sur mes muscles. Il y a un an de cela. Je rentrais d'Allemagne. Et au mois de février. Je me faisais larguer. Chouette, nan pas si chouette. Je suis une "femme" battue. Non pas par mes parents. Non pas par mon copain. Mais par ma soeur. Ca change. Les choses ont évoluées. Ca me fait mal au cul de vous l'avouez mais il se pourrait que la boisson et elle ne fasse plus qu'un. Tu sais mon amour. Ca ne peut plus durer. Je t'aime. Moi non plus. Tu pues. Ma maison sent la cigarette. Mélangée à de la menthe. Charmante odeur qui pollue mon nez. Et mes pieds. Oh diable, où sont passé mes pieds ? Ah oui, sous les cendres. Les cendres de grand-père qui n'est pas mort. De tabac. De toi. Vieux déchet. Allongé, tout habillé. T'es moche. T'es laid. Et pourtant t'es beau. Comment tu fais ? J'suis moche. J'suis laide. Et pourtant j'suis toujours pas belle. Hm. Tiens. Il n'y avait pas que d'la cigarette là-dedans. Rendors-toi petit. Ne regarde pas tes parents en train de faire l'amour, sur le canapé complètement défoncé, comme eux. Ne regarde pas ta soeur en train de se piquer, amorphe, mais toujours jolie. Ta vie est un film. Tu le sais ? Nan ? Tant pis, tu finiras conne. Et moi pute. J't'aime pas. Toi et ta tête de clébard déglingué. A vouloir sauter sur tout ce qui bouge. "Ferme ta putain de gueule ou j'te bute !". Dans ces moments-là. Tu bouges pas. Même si tu devrais. Mais t'es tétanisée. Alors tu baisses les yeux, honteuse. Il était là aussi. Il a tout vu, il n'a rien dit. Le fantastique. Mélange de réalisme et de surnaturel. Mais le surnaturel a tendance à devenir bien naturel. Des fois. Tu ne m'aimes pas ? Moi aussi. Ca finit toujours comme ça. Assis dans une rue. Une bouteille à la main. Je ne t'aime pas. Tu ne m'aimes pas. Au final, c'est très bien comme ça.



Je suis venue te dire que je m'en vais.


# Posté le lundi 22 décembre 2008 12:12

Modifié le jeudi 01 janvier 2009 21:38

Se sentir de jour en jour un peu plus médiocre...

Je reprends du poil de la bête, comme on dit. Vous ne trouvez pas que dire "je" fait prétencieux ? Moi je trouve. Voyez, j'emploi encore ce petit terme égocentrique... Ca ne va pas du tout, je me prends pour qui ? Hey Ho ? En attendant, A. a décidé de se soigner et il a commencé cette semaine. Il est fatigué mais c'est pour son bien. Je ne voulais pas qu'il meurt, ç'aurait vraiment été trop dommage. Parce que c'est dernier temps, ce n'était pas la joie qui embaumait nos coeur. C. est morte, P. est en train de mourir d'un cancer généralisé, mais A., A. a décidé de se soigner, d'utiliser le peu de chance qu'il avait pour la mettre à profit. A. ne va peut-être, sûrement pas, espérons pas, mourir. Je ne pourrais le supporter, je ne pourrais supporter de voir encore ma mère en détresse sans rien pouvoir faire. Parce que ça fait six ans qu'on accumule merde sur merde, j'ai fait parti de ces merdes... Et aussi deux ans qu'on accumule déjà plusieurs décés. Mettons-y un terme, définitivement s'il vous plait. Tout le monde a ses problèmes, personne ne les gère de la même façon, quelques uns s'en sortent, d'autres sont à bout et baissent les bras. Ne pas baisser les bras trop vite est le plus important, même si c'est dur. Un jour je vous raconterais, mais pas pour le moment. Je n'ai juste pas envie d'être janvier.
Désolée, désolée, désolée...

Se sentir de jour en jour un peu plus médiocre...

# Posté le dimanche 09 novembre 2008 07:33

Modifié le lundi 02 mars 2009 17:43

Un an...

Un an...
Un an c'est long et pourtant c'est rien. J'ai l'impression que c'était hier, j'ai l'impression de ne pas en avoir assez profité, que tout me dépasse... C'était tellement beau, magique, formidable. Un an après, me voilà, et je ne sais plus quoi penser ni quoi faire devant cette réalité qui me rattrape... C'est fini, on n'y ai plus, je n'y suis plus même si c'est tout comme. Je me souviens de chaque moment passé là-bas, chaque jour... Je me souviens de tout, dans les moindres détails et pourtant je n'y suis plus... Dans quatre jours d'il y a un an, ce sera ce fameux soir où tout à commencé, le soir où on a dormi ensemble dans cette Eglise, on l'on s'est tous promené à minuit dans le parc d'à côté, on l'on a failli tomber à multiples reprises, où l'on a parlé, parlé, parlé pendant des heures... C'est le soir où tout à commencé, mais aussi le soir où j'ai commencé à me sentir coupable de tout ça... Je me vois maintenant, ici chez moi, chez moi en hiver et ça me trouble. Toutes ces odeurs auxquelles j'étais habituée à sentir là-bas, je les sens ici. Mais ce n'est pas pareil, rien ne pourra égaler ce que j'ai ressenti là-bas... Mon c½ur et ma tête y sont restés. Hier, en voyant à travers une fenêtre, des gens qui faisaient la fête, certainement une fête de famille, je me suis sentie ailleurs, j'aurais aimé être là-bas avec eux et faire la fête à leurs côtés... C'était si chaleureux, si familial et toutes ces sensations, je ne les retrouve pas chez moi... C'est comme si tout était vide, vide de désespoir, parce que dans le fond... Je perds espoir... Je perds espoir de ne plus jamais retrouver cet amour que l'on m'avait si gentiment donné, cette gentillesse et tous ces sourires gratuits... Ces soirées à nous raconter nos souvenirs et à jouer, à rire et surtout danser... Je les aime, je les aime tant, comme je n'ai jamais aimé personne... Ils me manquent, ils me manquent tellement... On me dit de me rendre à l'évidence, que tout ça c'est fini et qu'il faut faire une croix dessus, mais je ne peux pas, je n'y arrive pas... Je n'arrive pas à tourner la page...

# Posté le samedi 27 septembre 2008 09:24

Modifié le lundi 02 mars 2009 17:43

On pourrait y croire, mais non. ____________________________ Pas d'internet à l'internat.

Bonjour,
Adélie, 15 ans, 2 mois, 15 jours (o1.o9.o8).
J'ai découvert il y a peu que j'avais le bout des coudes extrement doux, alors je les tripote en permanence.
J'ai toujours été douée pour cacher tout un tas de trucs dans mes articles. Mais aujourd'hui je ne cacherais rien, je vais arrêter de la tromper, je vais tout lui avouer, je vais essayer d'être délicate et de ne pas la faire trop souffrir parce que c'est dur ce que je vais lui dire... Bon je me lance,





Tours, je te quitte pour une autre.



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On pourrait y croire, mais non.   ____________________________ Pas d'internet à l'internat.

# Posté le lundi 01 septembre 2008 16:13

Modifié le lundi 02 mars 2009 17:43

C'est toi le titre.

Y a rien à dire, tout est parfait.
37h de non-sommeil dans la gueule,
mais je n'ai jamais été aussi bien.

# Posté le dimanche 31 août 2008 10:13

Modifié le lundi 02 mars 2009 17:43